Les Oiseaux de Lune


La pièce

Le jeune surveillant général d’une boîte à bachot de sous-préfecture détient un étrange pouvoir : il lui suffit de désirer que telle personne se transforme en oiseau pour que la métamorphose s’accomplisse et que des ailes poussent à ses victimes.

C’est ainsi que toute une petite population perd son apparence humaine : du professeur lubrique aux gendarmes du coin, des commerçants au sous-préfet. Le directeur de l’établissement finira même, en scrutant le ciel à l’aide d’une lorgnette, par apercevoir sa propre femme juchée sur un fil télégraphique.

Comment et jusqu’où notre gentil surveillant, grand amateur de littérature classique, utilisera son extraordinaire pouvoir, c’est ce que vous apprendrez en venant voir cette comédie de Marcel Aymé jouée par notre troupe de théâtre.

L’auteur

Né à Joigny, dans l’Yonne, le 29 mars 1902, Marcel Aymé a grandi à Villers-Robert, dans le Jura, puis à Dole. En effet, son père, devenu veuf en 1904, l’avait confié, ainsi que sa soeur aînée Suzanne, aux grands-parents maternels, exploitants d’une petite tuilerie. Marcel y découvrit le monde qui peupla ensuite ses romans de la campagne, La Table aux Crevés(1929) et Gustalin (1936) notamment. Petit-fils d’un radical, il fut en butte aux moqueries des enfants des conservateurs et sa sensibilité en a été fortement marquée : l’intolérance et l’injustice le révolteront toute sa vie. Après avoir fréquenté l’école de Villers-Robert, il poursuivit ses études dans un collège de Dole, où il obtint le baccalauréat latin-sciences-mathématiques en 1919. Ses personnages de cancre ont été observés durant ces années, mais ils ne le mettent pas totalement en scène.

En raison d’une maladie, Marcel Aymé arrêta ses études en 1920 puis effectua son service militaire en Allemagne. Arrivé à Paris pour tenter de nouvelles études, en médecine, il se démotiva rapidement, finit pas exercer quelques petits métiers et tomba à nouveau gravement malade. Une tante le soigna et, pour occuper sa convalescence, sa soeur aînée Camille lui suggéra d’écrire l’histoire d’un brave pochard dolois, Brûlebois. Marcel Aymé composa ainsi son premier roman qui manifestait déjà sa verve aux dépens de la bourgeoisie et un solide goût pour l’amitié. Après des hésitations, des doutes et beaucoup de difficultés, il connut un franc succès avec La Table aux Crevés, prix Renaudot en 1929. La Rue sans nom, en 1930, fut aussi très appréciée et il commença à signer des articles et des nouvelles dans Gringoire, Candide et Marianne. En 1933, il scandalisa les bigots avec La Jument verte et devint un auteur célèbre.

Pendant la guerre, il continua à publier des articles, des Contes du chat perché, des nouvelles (Le Passe-Muraille), des romans (La Vouivre). Poursuivant une carrière de dialoguiste, il collabora à des films de Louis Daquin (Nous les gosses). Après guerre, il trouva enfin avec Douking un metteur en scène qui lui fit confiance, ce fut alors le début d’une importante carrière d’auteur dramatique marquée par des succès comme Les Oiseaux de lune (1955). Marcel Aymé revint au roman en 1960, après Uranus en 1948, avec un ouvrage passionnant et très curieux, Les Tiroirs de l’inconnu. Décidément attiré par tous les genres littéraires, il a fait paraître aussi des essais (Silhouette du scandale). Son oeuvre se caractérise en effet par un grand classicisme qui n’exclut jamais le pittoresque, l’humour et l’ironie. Marcel Aymé s’efforça toujours de cultiver l’indépendance d’esprit et se garda des chapelles politiques et littéraires. Il mourut le 14 octobre 1967, sans légion d’honneur.

La distribution par ordre d’entrée en scène

dans le rôle de Chabert, directeur : Alain TRICAU
Martinon, élève : Olivier PEYROT
Elisa, fille du directeur : Hélène MELONE
Duperrier, élève : Valerio NOGUEIRA
Valentin, surveillant général : Alban METAIS
Madame Chabert, épouse du directeur : Anne-Marie LESTEL
Sylvie, secrétaire : Sandrine HATON
Madame Bobignot, femme de professeur : Carine DANCHIN
Ariane, fille du directeur : Manuela LE GUERN
Arbelin, élève : Sébastien GIMENEZ
Malfrin, inspecteur de police : Michel GERVAIS
Grindet, jeune inspecteur de police : Devrim NEBIOGLU
Périsson, parent élève : Gérard VILLETTE
Etienne, fils de Périsson : Mickaël BALCON
Martine, fille du directeur : Alicia ANDRES
L’Inspecteur Général d’Académie : Georges GRANER
Morin, commerçant : Didier BAZZALI

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s