La metteur en scène


Petite fille de comédienne Hollandaise, Philomina Cortijser, qui effectuait des tournées de village en village avec sa troupe (Les deux Orphelines, les Misérables….), elle se plaît à dire « qu’elle a ça dans les gènes » !

Née sous le signe du Sagittaire, un 18 décembre. Cheval en astrologie chinoise et tibétaine. Découvre le théâtre amateur à l’âge de 15 ans, au « Chalet » (Bondy), animateur : Jean LE BARBIER.

Elle travaille avec plusieurs metteurs en scène, dont le dernier : Jean-Noël LAPORTE (3 ans). Effectue différents stages : commedia dell’arte, mise en scène (François TARDY, Directeur du Théâtre des Songes).

  • en 1991 : elle fonde la troupe « Scène 92 ». Le TBB (Théâtre de Boulogne Billancourt) lui ouvre ses portes et permet à la troupe de répéter dans ce lieu pendant une année, en attendant une salle « officielle  » de répétition.
  • en 1993 : elle devient Présidente de la Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d’Animation des Hauts-de-Seine. Elle siège également au Conseil d’Administration de la Collectivité Théâtrale de l’Ile-de-France, en tant qu’ Administratrice.
  • en 1994 : elle devient Présidente de la Fédération « Théâtres 92 » rassemblant les compagnies de théâtre du département des Hauts-de-Seine, et rejoint les unions départementales CTIF indépendantes de la FNCTA. Elle siègera au sein de la CTIF jusqu’en 2000.
  • en 1995 : elle lance le Premier Festival de Théâtre Amateur à Suresnes, qui deviendra festival d’Ile-de-France à partir de 1999. Elle le présidera jusqu’en 2000. Prendra contact avec les auteurs, les rencontrera, organisera des réunions avec eux, avec la SACD, les critiques, les journalistes.
  • en 2000 : elle dirige un atelier théâtre pour enfants de 12-14 ans, pour le Centre d’Animation de Boulogne, et leur écrit une pièce « Jean-Baptiste et Madeleine » traitant de la passion de Molière pour Madeleine Béjart.
  • en 2001 : elle met en scène « Le Coin de non retour » de Jean-Claude DANAUD, et remontera à cette occasion (après 10 années) sur les planches, pour interpréter le rôle de Betty.
  • entre 1991 et 2001 : elle monte une cinquantaine de pièces, aussi bien en un acte (petites pièces contemporaines, Guitry, petites pièces de Foissy), qu’en quatre actes avec : « … Et à la fin était le Bang » de René de Obaldia, ou « Samedi, dimanche et lundi » de Eduardo de Filippo.

Elle joue essentiellement des pièces dites « contemporaines ».

Interrogée, elle répond qu’elle « n’aime pas jouer les morts. Que la mission du théâtre amateur c’est aussi de découvrir les auteurs, de prendre des risques, que le théâtre amateur peut se permettre de prendre des risques ! s’il ne le fait pas, qui le fera ? les théâtres à gros budgets ? ceux qui doivent rentabiliser à tout prix ? présenter des pièces a un public acquis d’avance ? Le théâtre, celui dont elle apporte une toute petite pierre à l’édifice, est tout sauf rentable !

Son théâtre amateur

On dit souvent aujourd’hui qu’entre le théâtre professionnel et le théâtre amateur, il n’existe aucune frontière. En effet, le théâtre amateur prouve que sans aucune aide de l’Etat, et sans appui de la presse nationale et donc des media, seulement grâce aux énergies qu’il génère, il présente des spectacles de grande qualité, prend le risque de jouer et faire connaître des auteurs contemporains – avant même leur reconnaissance par le théâtre professionnel – suscite des vocations, fidélisant ainsi un public de plus en plus nombreux.

Scène 92 rassemble donc dans cette pensée depuis 1991, des amateurs passionnés de théâtre. Les comédiens et comédiennes qui y adhèrent reçoivent une « formation de l’acteur » et travaillent sur un projet de pièce qui sera joué le plus possible au cours de la saison (une dizaine de fois). Ils sont tous animés par le même objectif : présenter un spectacle de qualité, et le représenter le plus possible. La troupe joue également dans le cadre de festivals, tels ceux de Cholet, Suresnes, Saint-Marcel, Saint-Cloud, etc… comme elle joue dans les maisons de retraite ou les écoles.

L’équipe travaille sur les décors et costumes, et chacun a le souci non seulement de son propre travail de comédien, mais de l’ensemble des préoccupations liées au spectacle. L’implication est totale, et se fait si naturellement que nous nous trouvons face à une véritable « famille théâtrale » composée de structures naturelles et indispensables : metteur en scène, techniciens, régisseur, comédiens et comédiennes chargés plus particulièrement d’une tâche ou d’une autre.

Scène 92 est donc la représentation de la vie d’une troupe.

Petite phrase :

« S’il est vrai que le théâtre est une des dernières expériences qui soit encore proposée à l’homme pour être vécue collectivement, il est vrai aussi qu’à chaque nouveau spectacle nous renaissons, le théâtre est l’école de la vie, de la vérité, des émotions, un mouvement perpétuel, nous nous réincarnons à travers les personnages. C’est pourquoi le théâtre ne peut pas mourir. »

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Ouvrery dit :

    Comment joindre Maïté Gaudefroy?
    Nous sommes une troupe de théâtre amateurs depuis 12 ans, et voulons mettre en scène « ART » de Yasmina Rezza, hélas la pièce est interdite autant pour les amateurs que pour les pros depuis 2005.
    Alors, comment avez-vous fait pour la présenter au public en janvier 2013?
    Merci de pouvoir nous répondre dès que possible.
    Cordialement, Chantal Ouvrery pour la Cie Scénofolie de ST.Pierre de Cherennes dans l’Isère.

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    1. ptirim dit :

      Vous pouvez contacter Marité sur la page contact du site Scène 92.

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